Crédit Agricole

Un pool bancaire pour financer trois serres maraîchères photovoltaïques

Posté le 25/07/2011

Le Crédit Agricole d'Aquitaine, conseillé par Crédit Agricole CIB, a réuni cinq Caisses régionales dans un pool bancaire pour financer la construction de trois serres maraîchères photovoltaïques conçues par le groupe Fonroche.

Fabricant, installateur et exploitant de centrales photovoltaïques - et donc acteur de l'intégralité de la filière -, legroupe Fonroche, implanté dans le Lot-et-Garonne, a bénéficié d'un prêt de 50 millions d'euros arrangépar leCrédit Agricole d'AquitaineetCrédit Agricole CIBpour la construction de trois serres maraîchères photovoltaïques.

Des fruits, des légumes et de l'électricité

Ces centrales seront construites sur des terres louées par Fonroche à des maraîchers de Gironde, des Landes et de Loire-Atlantique. Ces derniers cultiveront leurs asperges, fraises... dans des serres d'une surface globale de 23 hectares mises gratuitement à leur disposition par le groupe Fonroche (via un bail à construction) et qui deviendront leur propriété au terme des 30 ans du bail. Les maraîchers bénéficient ainsi de conditions d'exploitations optimales (absence de nuisible, meilleure gestion de l'irrigation...). Pendant ce temps, l'entreprise du Lot-et Garonne produira de l'électricité et la revendra à EDF.

Pour financer ce projet, la Caisse régionale d'Aquitaine et Crédit Agricole CIB ont constitué un pool bancaire.« Le syndicat bancaire permet d'accélérer le processus, de réunir plus facilement les fonds, de répartir les risques tout en désignant un seul interlocuteur-client, etc. », explique Hervé Lucas, ingénieur d'affaires à la Caisse régionale. « Chef d'orchestre financier » de l'opération, le Crédit Agricole d'Aquitaine a apporté 8 millions d'euros.« Nous nous sommes rapprochés desCaisses régionales du Languedoc,Pyrénées Gascogne,de la Touraine et du Poitou,Centre Loire, etNord Midi-Pyrénées- avec qui nous avons déjà monté des opérations de financement - pour réunir 50 % de la dette. L'autre moitié a été apportée par Oséo, le CIC et la Banque Palatine. »

S'appuyer sur toutes les compétences

De telles opérations mobilisent toutes les compétences du groupe d'autant plus que la baisse du tarif d'achat de l'électricité par EDF, décidée en 2010, complique la donne.« Nous devons nous adapter aux changements de réglementation, en nous montrant parfois plus exigeants avec nos clients. Mais, nous mobilisons toutes nos savoir-faire pour accompagner les entreprisesdans leur développement. Sans compter l'intérêt que les agriculteurs, pour la plupart nos clients, peuvent y trouver », conclut Hervé Lucas.

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