Nature & Découvertes

Nature et Découvertes : La supply chain verte

Posté le 21/05/2008

Mme Michèle Pappalardo, Commissaire au développement durable, a ouvert la conférence en présentant le point de vue du Ministère du développement durable.

Lors de la première partie de son allocution consacrée au contexte, elle a notamment souhaité préciser que la notion de "supply chain verte" se voulait être une démarche globale visant à minimiser l’empreinte écologique - environmental footprint - d’un produit, tout au long de son cycle de vie. Elle a rappelé que les entreprises allaient être poussées vers la prise en compte du caractère durable de leur activité par la fin de "l’ère des matières premières" et par la montée en puissance de la contrainte réglementaire (cf. le Projet de loi du Grenelle de l’environnement dans un prochain article). Chaque produit ayant ses spécificités, il ne s’agit cependant pas de généraliser la mise en exergue de ces aspects. Les cas de Rosalie (nature et découverte), une poupée plastique fabriquée en Chine qui prend l’aspect d’une vache, et du haricot vert du Kenya sont deux bons exemples.

Le transport de Rosalie génère 1.6 kg de CO2 : les 10 000 km de bateau ne représente qu’un tiers alors que la liaison routière le Havre-Paris (200 km) en génère une part importante. A contrario, le haricot vert du Kenya est importé en Europe par avion. Ce maillon de la chaîne de transport concentre l’essentiel des émissions de CO2 induite par le transport du produit. Sur la base de ces deux illustrations, Mme Pappalardo concluait qu’il n’y a pas de réponse unique. Et d’insister sur la nécessité d’adopter une approche au cas par cas qui ne doit notamment pas négliger les impacts du "dernier kilomètre".

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