E.Leclerc

Le futur hypermarché E.Leclerc joue la carte des solutions écolo

Posté le 09/03/2009

Lancé depuis six mois, le chantier de construction de l'hypermarché E.Leclerc, dans la zone Unexpo, bat son plein avec près de 150 personnes sur place chaque jour pour faire sortir de terre le plus vite possible ce nouveau fleuron de la grande distribution. Le plus vite, mais aussi le mieux possible, puisque le projet a été pensé pour se conformer au cahier des charges du label HQE (Haute qualité environnementale). Un leitmotiv qui fait du futur hyper l'un des plus innovants dans ce domaine.

«  Ce n'est pas tous les jours que l'on a la chance de créer de A à Z son propre magasin. Alors, tant qu'à le faire, autant le faire bien. » Pour appliquer sa devise, Maxence Maurice, porteur du projet Leclerc, s'est donné les moyens.

Financiers d'abord. avec une enveloppe globale de 30 M E contractée auprès des banques. Humains ensuite. Entouré de quelques talents, le trentenaire passe toutes ses journées sur le chantier depuis six mois. Objectif : peaufiner dans les moindres détails chacune des phases de construction de l'hypermarché, afin de déterminer les solutions les plus économes en terme d'impact sur l'environnement. Un fil conducteur qui a amené la petite équipe à développer des solutions dont certaines constituent de véritables innovations pour ce type de construction.

Il en est ainsi de la toiture du magasin. D'une superficie de 15 000 m², elle accueille, sur sa largeur, trois séries de châssis vitrés (notre photo ci-dessous) laissant passer la lumière du jour, et offrant à l'intérieur du bâtiment une luminosité inédite pour un hypermarché. Pour profiter au maximum de cet atout, Maxence Maurice n'a pas hésité à faire fabriquer un carrelage spécifique qui réfléchit la lumière de façon optimale. « Nous n'aurons ainsi besoin que d'un strict minimum de lumière artificielle pour éclairer le magasin », détaille-t-il, lui-même étonné du résultat.

Même le maintien de la toiture a été étudié pour ériger le moins de piliers béton possible. Sur les 6 500 m² de surface commerciale, seuls six poteaux maintiennent une imposante charpente en bois, plutôt que métallique, où les traverses ont été doublées. La sous-pente d'entrée du magasin sera elle recouverte de panneaux photo-voltaïques, tandis que la production d'eau chaude sera assurée sans énergie grâce à un système ingénieux.

L'étage dévolu aux bureaux a lui aussi bénéficié d'un traitement spécial, venu de Suède. La dalle béton y a été polie par une machine qui donne le rendu... d'un marbre ! Pas besoin de revêtement de sol donc, ni, miracle, de produits d'entretien.

Enfin, dehors, deux bassins, l'un de rétention, l'autre de traitement, assurent la récupération des eaux de toiture pour l'un, le traitement des ruissellements du parking pour l'autre. Un parking dont certaines places seront engazonnées et pour lequel pas moins de 400 arbres ont été commandés !

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