Carrefour

Carrefour d'Armentières :le développement durable passe par la méthanisation

Posté le 11/04/2011

La Semaine du développement durable est l'occasion idéale de mettre en lumière les initiatives responsables. Le groupe Carrefour fait ici office d'excellent élève avec une véritable politique volontariste et engagée. Mais tous les magasins ne sont pas logés à la même enseigne. Dans le Nord, certains méritent la palme.

Parmi eux, le Carrefour d'Armentières, qui fait montre de techniques vraiment innovantes. Visite guidée avec Frédéric-André Poisson, le responsable technique du magasin...

Entre Carrefour et le développement durable, l'histoire a commencé il y a fort longtemps. De simple passade, elle s'est rapidement transformée en histoire d'amour pour finir en véritable obsession. Il y eut d'abord l'arrêt de la commercialisation des meubles en teck. Les sacs de caisse sont ensuite devenus recyclables. Tout comme les palettes en bois : recyclables et recyclées.

 Les briefs quotidiens des chefs de rayon à leur équipe ? Par le biais d'un écran plat, dématérialisation oblige. Et s'il existe un magasin qui conjugue à merveille, ou presque, tous ces préceptes, et plus encore, c'est bien celui d'Armentières. La ville peut en effet se targuer d'accueillir en son sein un exemple en la matière. S'il est une technique ô combien innovante dont le Carrefour d'Armentières a fait sienne, c'est la méthanisation (fermentation des denrées qui permettent la fabrication de biogaz ou d'engrais).

 Le procédé est simple : les denrées alimentaires périmées sont déversées, emballages compris, dans de grands bacs, qui, une fois remplis, sont recouverts et charriés directement par l'entreprise belge, Vanhede. « En 2010, 73 tonnes de déchets alimentaires ont été méthanisées », se réjouit Frédéric Poisson.

 Le reste des denrées périmées (mais toujours consommables) sont offertes à Emmaüs. 39 tonnes en 2010 ! Le plastique et le carton sont compactés, stockés et rachetés par une société de retraitement. Les huiles de cuisson, elles, sont débarassées par Véolia.

 Le magasin se charge également, comme la loi le lui impose, de récupérer les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) pour Eco-systèmes.

 Néons, piles et filtres de carafes sont également stockés. « Nous ne laissons aucun déchet sortir d'ici », prévient le directeur technique.

 Quant aux tickets de caisse, ils n'assassineront plus que vos porte-monnaies, ils ne contiennent en effet plus aucune trace de Bisphénol A.

Source :

Développement Durable Logistique
http://developpement.durable.logistique.over-blog.com/
9 avril 2011